Un essaimage est une "expédition lourde" dans le sens où elle comprend tous les équipages, le matériel, la biodiversité pour passer au moins une vie (selon l'espérance de vie moyenne) en toute autonomie, sachant qu'elle a tout ce qu'il faut pour prospérer avec les futures ressources locales disponibles une fois à destination.
Passer à la conquête de la Voie Lactée nécessite une longue préparation des vaisseaux spatiaux depuis les stations spatiales de la périphérie du système solaire avec l'aide éventuelle de la Terre pour le premier départ vers la galaxie
Il s'agit de préparer les vaisseaux spatiaux du prochain essaimage, l'autonomie ne sera pas de trop même si les humains ne migreront pas à l'aveugle dans un environnement hostile : des observations à distance, des sondes les précèderont sur le lieu choisi.
Préparer un essaimage dépend principalement de l'espérance de vie humaine, de la technologie, de l'autonomie, des ressources à destination et de la performance des vaisseaux spatiaux
Par saut de puce des humains à l'échelle de la Voie Lactée, avec une longue consolidation de l'essaim transformé en colonie, une fois arrivé à destination avant d'en former un de nouveau pour de nouvelles aventures.
Les colonies se développeront différemment en fonction des ressources trouvées à destination et de l'efficacité de son organisation.
Pouvoir tenir compte des évolutions technologiques : un trop long voyage sans interruption peut finalement faire perdre du temps !
Imaginons Apollo 11 voulant aller sur l'exoplanète Proxima b sans s'arrêter, il devrait mettre 100 000 ans environ pour parcourir les 4,2 années-lumière qui séparent Proxima de la Terre. Il ne bénéficiera pas d'évolution technologique au cours de ce voyage sans interruption.
Au cours de la durée de ce voyage beaucoup d'avancées technologiques vont apparaître sur les autres vaisseaux, les plus modernes iront beaucoup plus vite et pourraient même arriver plus tôt en partant largement plus tard qu'Apollo 11.
Les techniques d'hibernation et de cryogénisation vont évoluer et deviendront intéressantes pour la biodiversité et les humains de l'essaim pour de courtes durées pour éviter le déphasage éventuel au réveil
Ces techniques sont à utiliser avec précaution pour éviter un déphasage irrattrapable (donc mortel) avec la réalité. Le réveil d'un père qui se retrouve plus jeune que son fils est très déstabilisant pour tout le monde.
Mieux vaut ne pas laisser à l'intelligence artificielle la complète maitrise des vaisseaux de l'essaim surtout dans des espace inexplorés, c'est pourquoi la présence d'un équipage humain éveillé est souhaitable
Il faut pourvoir réagir vite avec de l'imprévu, la sécurité de l'essaim est en jeu dans ce cas.
Pouvoir revenir au point de départ est rassurant pour l'essaim en cas d'échec de l'implantation à destination
Essayer de s'implanter le plus longtemps possible avant un éventuel retour est justifié vu le temps mis pour arriver à destination. La création d'un nouveau monde est à ce prix, il faut évidemment tenter l'impossible avant de déclarer forfait.
Le retour reste encore supportable pour ceux qui reviennent et les autres qui les ont vu partir s'ils sont encore vivants. Il s'est passé moins d'un siècle, le changement est encore supportable pour tout le monde.
Avec une autonomie représentant la durée de l'espérance de vie en vivres répartie en un tiers pour l'aller, un tiers pour le retour et le tiers restant à destination pour essayer de s'implanter
L'expédition aura un tiers de vie (entre 25 et 30 ans) ans pour réaliser l'implantation après le trajet, en cas d'échec, elle pourra retourner d'où elle vient, il se sera écoulé environ deux tiers d'espérance de vie, juste assez de vivres pour revenir si la population de l'essaim n'a pas trop augmenté.
Le retour sera problématique avec un restant à vivre insignifiant si l'aventure a duré une espérance de vie, mais au moins le retour sera réalisé pour les familles
Trois générations vont coexister durant ce long trajet et vont vieillir ensemble même si une grande partie est en hibernation légère de temps en temps :
Pour éviter le déphasage dans l'essaim et ses conséquences catastrophiques sur le comportement, les occupants doivent vieillir ensemble même s'ils dorment la plupart du temps pour éviter l'ennui.
Celle des plus jeunes jeunes (ou qui naîtront durant le voyage) et qui recevra une éducation, sera prête à l'arrivée pour coloniser et pourra éventuellement revenir en cas d'échec
Celle des jeunes adultes qui embarquera à un tiers de sa vie avec toutes sortes de compétences mais sans expérience profonde, elle fera fonctionner les vaisseaux et se préparera à construire les colonies à l'arrivée mais ne reviendra pas pour la plupart en cas d'échec.
Enfin la génération des seniors qui embarquera à partir des deux tiers et aura surtout la responsabilité de l'expédition (y compris le début de l'implantation) mais pas de la construction.
Pouvoir revenir pour les membres de l'essaim qui le souhaitent en fin de période d'installation de l'essaim même en cas de succès
Cette possibilité existe puisqu'elle a été envisagée dès l'organisation de l'essaim en cas d'échec, elle pourrait être utilisée à plus petite échelle pour rappatrier celles et ceux qui le désirent.