Actuellement, autour d'une douzaine de pays ont des lanceurs capables de mettre en orbite des satellites.
Un sacré progrès depuis le tandem USA - URSS des années soixante, la conquête spatiale devient de plus en plus accessible. Certains pays ont acquis cette capacité récemment par rapport aux autres. On peut se poser des questions quant au caractère pacifique des lancements sachant que des satellites militaires sont envoyés par tous ces pays.
Sur les 193 pays de l'ONU, ils ne sont même pas 10% à avoir des capacités spatiales de lancement bien que certains participent activement à des expériences spatiales en attendant de pouvoir réaliser leur propres lancements.
Cette situation ne restera pas figée très longtemps, d'autres pays seront capables d'y arriver, personne ne va les empêcher. Chaque pays possède le droit d'y aller !
L'arrivée des entreprises privées dans les lanceurs est une révolution spatiale
Les entreprises américaines comme Space X arrivent à prospérer avec des lanceurs réutilisables, elles font de la concurrence directe aux agences spatiales et peuvent largement travailler pour elles.
Tout juste la moitié est capable d'aller plus loin avec des sondes exploratrices
Ils ne sont pas nombreux pour le moment, ces pays (USA, Russie, Chine, Europe, Inde, Japon...) sont capables d'envoyer des sondes et des robots explorateurs dépassant largement la proximité de la Terre (la Lune ou largement plus loin comme Mars).
D'autres pays les rejoindront bientôt, la conquête spatiale se démocratise pour les pays ayant quand même des moyens financiers et technologiques suffisants. Elle n'est pas à la portée de tout le monde et le sera surement jamais vu les investissements à consentir. L'ONU a du boulot pour démocratiser un peu plus cette conquête.
Ces pays sont moins nombreux quand il s'agit de réaliser des lanceurs destinés aux vols habités
On est allé dans l'Espace et on a marché sur la Lune dans les années soixante ! Quelle formidable épopée et quelle prouesse technologique sachant qu'à l'époque les ordinateurs étaient à des années-lumières d'avoir la puissance actuelle.
La Chine, la Russie et les USA forment le trio de tête, ils ont le plus d'expérience. Mais d'autres pays suivront rapidement, c'est logique !
Les navettes spatiales américaines étaient les lanceurs les plus célèbres, une première concernant la charge utile et le retour sur Terre comme un avion. Mais le coût d'entretien des navettes et de préparation des vols étaient trop onéreux, dommage qu'il n'y ait pas eu de suite pour le moment car elles avaient un look magnifique...
L'Europe est en retard sur les vols habités pourtant son expérience des lanceurs permettaient de s'y consacrer pleinement ! Un manque de consensus politique, de stratégie commune par rapport aux Américains, aux Russes et aux Chinois. Le coût du démarrage de ces opérations n'arrange évidemment pas les choses, après c'est plus facile à l'image de la Russie tant que l'on a pas trop d'ambitions.
Il n'existe aucune raison pour que cela s'arrête en si bon chemin, chaque pays veut progresser selon ses moyens et c'est légitime pour ne pas se laisser dépasser ou pour vouloir rattraper son retard.
Le privé sort ses griffes, les vols habités réalisés par des entreprises américaines comme Crue Dragon (par SpaceX) étaient inimaginables il y a quelques dizaines d'années. D'autres entreprises privées de nationalité différente (pays européens,...) suivront logiquement.
Les USA, la Russie et la Chine maitrisent la conception et la construction de stations spatiales
Dans les années 1970, les pionniers étaient les USA avec le Skylab et l'URSS avec la station Mir. Ces stations ont été remplacées par l'ISS
Puis l'ISS est arrivée juste avant les années 2000 et dont la vie se prolonge encore, c'est le plus beau projet de coopération internationale entre Européens, Russes, Américains.
Bien sûr, d'autres nations y participent comme pour la construction de l'ISS, une quinzaine de pays y ont participé. L'ISS est un exemple de coopération spatiale, elle devrait être remplacée par au moins une ou plusieurs stations spatiales grâce au privé qui s'invite dans ces infrastructures orbitales
La Chine est arrivée bien après (2021 avec les premiers modules de Tiangong) mais est en train de rattraper son retard en disposant déjà de sa propre station.