Blog Philippe Ortolan

Le plan Alimentation

Maitrise des dépenses incompressibles des ménages : le plan Alimentation

Face à l'austérité, nous pouvons gagner du pouvoir d'achat au niveau des dépenses incompressibles des ménages et cela même au niveau de l'alimentaire....

Mon constat :

Un manque de transparence et de régulation !

L'Etat ne contrôle pas suffisamment le prix des aliments de première nécessité

  • Il existe à mon sens une marge de manœuvre pour préserver un peu le pouvoir d'achat des ménages surtout celui des plus pauvres.
  • Le prix des  aliments de première nécessité comme la pain , la viande (et bien d'autres) pourraient être encadrés de manière raisonnable et intelligente.

Pas assez de contrôle dans les marges entre les producteurs et les distributeurs

  • Certainement trop d'écart entre les forces en présence, l'alimentation est un secteur trop sérieux pour le laisser aux plus grands qui imposent leur loi aux plus faibles.

L'achat "groupé" n'est pas suffisamment développé

  • Cela permet d'acheter moins cher en achetant en quantité, ce principe de base reste valable dans tous les domaines, les particuliers pourraient se regrouper par l'intermédiaire de sites marchands pour bénéficier des réductions en se regroupant.

Contenu :

Traçabilité accrue de la fabrication des produits alimentaires :

  • On doit savoir d'où ils proviennent et comment ils ont été conçus pour favoriser le choix des consommateurs.
  • Mise en œuvre de la traçabilité des aliments et produits au niveau des sites WEB des producteurs, grossistes et distributeurs, tout aliment devra bénéficier d’une traçabilité pour facilier le choix aux consommateurs , l’origine est très importante…

Encadrement du prix de base des aliments de première nécessité :

  • Le pain, l'eau , l'huile, le café, la viande, les pates, les cacahuètes, les apéros, les produits laitiers, j’en ai peut-être un peu trop...
  • Sélectionner les aliments de base en accord avec la filière agro-alimentaire qui bénéficieront d'une commercialisation encadrée avec maitrise du cout de revient. Cette offre sera évidement limitée en volume ou selon le type de produit, il s’agit de préserver les marges des distributeurs et producteurs
  • On ne va pas tout règlementer ou tout encadrer au niveau prix, le but est ne pas tout brider ! Par exemple, on pourrait largement accepter qu'un type de baguette soit encadré et proposé pas cher, le boulanger pourra marger davantage sur les autres type de baguette...

Encadrement des marges pour les produits de base et de première nécessité :

  • Rétablir un certain équilibre entre producteurs, intermédiaires et distributeurs pourraient favoriser la production locale, trop de déséquilibres vont finalement désavantager le consommateur pour avantager les plus puissants distributeurs et groupes agro-alimentaires...
  • Il ne s’agit pas de pousser à la consommation comme c’est le cas aujourd’hui, mais plutôt de s’adapter à une consommation plus raisonnable et pourquoi pas plus ciblée vers le petit commerce situé au centre-ville...

Quelques observations :

  • Impact certain sur la rentabilité des grands groupes agro-alimentaires et des grandes enseignes de distribution : C’est un gros risque et légitime car à partir du moment où l’on essaie d’encadrer les marges, on va à l'encontre des principes du capitalisme financier, d’où une sur-réaction de ces multinationales…
  • Impact sur les petits commerces possible, on ne pourra pas encadrer tous les produits pour une question de rentabilité, les plus élaborés resteront à marge libre.

v1.4 (21/09/14), v1.5(13/08/15), v1.6(17/09/15),v1.7(06/05/19)