Blog Philippe Ortolan

Le plan Transport

Maitrise des dépenses incompressibles des ménages : le plan Transport

On pourrait gagner du pouvoir d'achat pour les ménages car aujourd'hui les transports en commun deviennent incontournables pour aller bosser mais aussi pour partir en vacances

Il faudrait encadrer davantage secteur des transports , concessions d’autoroutes comprises afin de privilégier les investissements , la compétitivité du prix de revient au kilomètre au détriment de la rentabilité.

Cela pourrait être bon pour le pouvoir d’achat des ménages et pour la modernisation des infrastructures...

Mon constat :

Une marge de manœuvre doit pouvoir exister sur le coût du km, une baisse contrôlée et raisonnable permet de préserver les investissements par rapport à une rentabilté qui devrait diminuer.

Le secteur du transport ne doit pas devenir une vache à lait de la rentabilité grâce aux privatisations , j'extrapole peut-être beaucoup , mais à l'image des concessions d'autoroute qui paraissent assez rentables...

  • Bien que les concessionnaires doivent rembourser les lourds investissements suite à l'obtention de leur concession, la rentabilité liée aux suppressions des effectifs ( automatisation des péages) doit pouvoir être mieux contrôlée car on parle d'une rentabilité à deux chiffres...
  • N'oublions pas que les concessionnaires sont en situation de monopole...

Le contenu :

L'Etat reprend le contrôle du cout du péage des autoroutes : il s'agit de favoriser les investissements par rapport à la rentabilité des concessions

  • Le coût du péage au kilomètre sera encadré   selon la topologie du terrain et ainsi les investissements seront prioritaires   par rapport à la rentabilité qui sera forcement limité.
  • Objectif de légère baisse du cout au kilomètre,   entre 5 en 15% : tout en ne menaçant pas l’équilibre financier des   concessionnaires.
  • La rentabilité sera encadrée également :     les concessionnaires devront investir , bien   entendu les investissements réalisés pour l’acquisition des concessions seront   pris en compte.

L'Etat contrôle le fonctionnement des entreprises de transports en commun qui ont un quasi monopole national  (comme la SNCF) ou dans leur région (comme la RATP) :

  • L'intérêt est de garder un œil sur le fonctionnement pour préserver les investissements par une rentabilité limitée, ceci dit, ces entreprises ne doivent pas perdre de l’argent (sauf exception), l’équilibre financier est l’objectif permanent… L'Etat est là pour favoriser les investissements, il ne doit pas résorber le déficit financier lié à l'exploitation...
  • Objectif de légère baisse du cout au kilomètre, entre 5 en 15% : tout en ne menaçant pas l’équilibre financier de ces entreprises.
  • Economiser les infrastructures :  La fréquence des trains et bus devrait être diminuée : sauf aux heures de pointe, il faudrait améliorer le taux de remplissage et ainsi économiser davantage le matériel roulant et les infrastructures.
  • Revenir sur  certains avantages du personnel:  la baisse des charges sociales pour baisser le prix de km ne doit pas être négliger, tout le monde doit faire des efforts pour préserver le pouvoir d'achat des ménages.
  • Pas de privatisation dans ce secteur ni de nationalisation (sauf faillite   annoncée) : privatiser serait une erreur car les entreprisses privées vont privilégier la rentabilité au détriment des investissements à long terme… Les risques d’accidents graves vont augmenter

Quelques observations :

  • Le personnel des entreprises de transport peut bloquer  en partie l'économie du pays : c’est un secteur relativement sensible mais le gouvernement ne doit pas céder à la pression de la rue, la modernisation des infrastructures et la maitrise du prix de revient du km doivent rester prioritaire.
  • Remise en cause possible des avantages sociaux « superflus » pour renforcer les investissements ou compenser la baisse du coût au km, ceci dit on tiendra compte de la pénibilité du travail…
  • Bien entendu , la réduction des charges sociales impactera aussi les fonctionnaires dans le cadre du plan Valmy de réduction des dépenses publiques avec changement de statut pour la plupart , cette situation difficile sera prise en compte.
  • La diminution de la fréquence de passage (sauf aux heures de pointe) sera envisagée pour augmenter la durée de vie des installations et du matériel, cela va faire grincer les dents, mais priorité aux investissements donc à la modernisation.

v1.1 (21/09/14),v1.2(01/09/15),v1.3(06/05/19)