Blog Philippe Ortolan

Le plan Logement

Maitrise des dépenses incompressibles des ménages : le plan Logement

Trois mesures phares destinées à baisser le coût du logement en France qui restent trop élevé à mon avis et tape trop sur le pouvoir d'achat des ménages.

Il existe une marge de manœuvre, le prix de l'immobilier a largement plus augmenté que le pouvoir d'achat des ménages, la baisse du coût du crédit et leur allongement sont la principale cause...

Mon constat :

  • La spéculation empêche les Français de se loger convenablement, +147 % d'augmentation du prix de l'immobilier depuis 15 ans, c'est n'importe quoi à partir du moment où le pouvoir d'achat ( sans le recours à l'endettement) n'a pas suivi !!!
  • Résultat les Français voient leur budget logement s'envoler sans véritable raison !!
  • Les facilités de prêts bancaires ces dix dernières années ont provoqué une bulle spéculative, car les salaires n'ont pas augmenté de 150% durant la même période !!!
  • L'Etat doit reprendre la main sur l'immobilier pour contrecarrer la spéculation, il faut pouvoir consacrer moins de dépenses pour se loger et plus pour maintenir ou relancer la consommation qui ferait tourner les usines les plus proches de préférence...

Le contenu :

Remettre une régulation pour éviter non seulement l'embardé des prix qui maintiendra le pouvoir d'achat  mais aussi pour maintenir un volume de transaction immobilière qui protègera l'emploi au niveau des agences immobilières !

Plus important que le prix de l'immobilier, c'est le taux d'effort des Français pour se loger qu'il faudrait descendre à 20% maxi du revenu afin de libérer du pouvoir d'achat pour d'autres dépenses...

  • Cela va relancer la consommation ! C'est 10% du pouvoir d'achat rendu aux propriétaires, c'est énorme...
  • Le gouvernement peut légiférer sur ce sujet avec évidement une marge de maneuvre.

Mais quand même une baisse de 30% et l'encadrement du prix moyen de l'immobilier

  • Il faut encadrer les prix de façon à ce qu'il n'y ait plus de spéculations déraisonnables et donc de l'endettement inutile des ménages.
    • Evidemment certains secteurs ne seraient pas soumis à cet encadrement, les beaux quartiers doivent rester les beaux quartiers...Il ne faut pas empêcher les gens de devenir riches et de vivre comme des riches ! Sinon les autres vont rêver de quoi ?
  • Le gouvernement peut décréter rapidement une baisse de 30 % pour revenir à un prix encadré, une loi suffirait, les agences immobilières pourraient déterminer une fourchette de prix en fonction de l'état et de la situation du bien à vendre.
  • Toute transaction passerait obligatoirement par l'intermédiaire d'une agence immobilière : cela permettrait de maintenir ou de créer des emplois et de valider le prix de vente
  • Les agences décideraient annuellement du prix moyen du m².

La baisse des loyers de 20% et son encadrement

  • Les loyers ont pris 47% en 10ans , c'est trop par rapport à l'augmentation du pouvoir d'achat des ménages durant la même période
  • Il faut encadrer les prix de façon à ce que la dépense mensuelle de logement des ménages locataires diminuent, pour libérer du pouvoir d'achat
  • Le gouvernement peut décréter rapidement une baisse de 20 % pour revenir à un prix encadré :une loi suffirait
  • Les agences immobilières pourraient déterminer une fourchette de prix en fonction de l'état et de la situation du bien à louer
  • Toute transaction passerait obligatoirement par l'intermédiaire d'une agence immobilière : cela permettrait de maintenir ou de créer des emplois et de valider le loyer

Quelques observations :

  • Le nombre de transactions devraient évoluer avec des prix plus raisonnables
  • Le propriétaire subirait seul la perte de valeur de son bien par l'encadrement des prix à la vente ! Mais cela est déjà le cas aujourd'hui avec le dégonflement des bulles immobilières...
  • Deuxième effet kiss cool,  Le propriétaire subirait seul la perte de rentabilité de son investissement locatif par l'encadrement du loyer: cela peut générer une revente précipité du bien pour une question d'investissement non rentable voire à perte, ceci dit, la loi Alur en 2015 a déjà provoqué ce genre de situation dans les secteurs concernés.
    • Les banques devront participer à l'effort des propriétaires pour leur éviter une perte sur investissement pour les cas les plus sérieux...

v1.4 (21/09/14),v1.5(01/09/15),v1.6(06/05/19)