Les obstacles à cette refondation financière de l'ONU

Une ONU trop forte financièrement impressionnerait-elle trop ?

La peur de la perte d'influence des principaux pays dans le monde face à une ONU plus indépendante financièrement

Le financement de l'ONU par ses pays membres (les plus riches) permet de garder une influence sur le comportement de l'ONU. C'est un principe classique, celui qui finance une organisation garde toujours une influence plus marquée sur celle-ci, sa voix compte davantage.

Cette refondation obligerait les pays influents à revoir leur politique extérieure ce qui ne va pas se faire sur un simple clic de souris. Il est clair que l'ONU arrivant avec des moyens financiers considérables va modifier la perception des pays riches par les pays pauvres. Autrement dit, les pays pauvres auront moins besoin de s'aligner sur la politique extérieure des pays riches pour bénéficier d'avantages.

Mais l'ONU n'est pas un pays donc n'a pas vocation à concurrencer l'influence d'un pays. Elle n'a pas de politique extérieure, son organisation est structurée autour de tous les Etats formant l'humanité. Ses décisions sont approuvées par la majorité des pays et reflètent ainsi leur volonté.

La peur de la puissance militaire de l'ONU ?

La peur de la puissance militaire onusienne qui pourrait se renforcer par l'autofinancement et bousculer les forces militaires des pays membres ?

Le rôle principal de l'ONU est de maintenir la paix surtout par une attitude défensive, elle est là pour protéger les pays qui ne ne peuvent se défendre face à une agression physique de pays plus forts. Sa force militaire servira aussi à s'interposer entre les belligérants de même force pour les pousser à un cessé le feu débouchant sur des négociations de paix.

L'ONU deviendrait-elle un empire incontrôlable ?

La naissance d'un grand empire incontrôlable ? Non, l'ONU reste une organisation démocratique rassemblant quasiment tous les pays de la planète

Tout financement ainsi que leurs travaux correspondants liés à la lutte contre les fléaux et à la conquête spatiale seront soumis au vote de l'assemblée générale de l'ONU. Il ne peut y avoir de grandes décisions prises par un individu ou un pays, il faut une majorité de voix.

La gouvernance démocratique de l'ONU n'a pas besoin d'être remise en cause suite à cette refondation qui concerne surtout le financement de la lutte contre les fléaux et la conquête spatiale. Sauf besoin exceptionnel lié au bon fonctionnement de cette gouvernance

La lenteur des prises de décision démocratique par l'ONU

Les grands financements et les travaux associés exclusivement votés en assemblée générale seront longs à démarrer à cause de leur processus démocratique

Ce sera un lourd problème, mais le fonctionnement démocratique de l'ONU est primordial pour des actions à grande échelle et visant la sauvegarde de l'humanité. Il faudra limiter au mieux les passages devant l'Assemblée générale en groupant certains financements.

Des conseils à l'image du Conseil de sécurité pourraient être créés pour faciliter la fluidité et le suivi des décisions prise en assemblée générale.

La nouvelle monnaie onusienne ferait-elle peur au dollar ?

La nouvelle monnaie onusienne ferait-elle de l'ombre au dollar ? Non, elle n'a pas la même finalité !

Cette nouvelle monnaie n'a pas la même finalité que le dollar, elle se sert qu'à financer les actions de  l'ONU et non pas à servir de monnaie d'échange internationale.

Elle sera reconnue par tous les pays recevant des financements onusiens qui seront convertis en monnaie nationale pour réaliser les travaux correspondants.

L'ONU ferait-elle peur en ayant la propriété de la plus grande surface planétaire (ce qui n'appartient actuellement à personne) ?

Plus de la moitié de la surface du globe appartiendrait à l'ONU ! 

Ce sont des surfaces le plus souvent inhospitalières (eaux internationales, Antarctique) où très peu d'humains y vivent. Ce n'est rien à côté des continents terrestres. D'autre part, ce qui vivent ne sont pas autonomes, ils dépendent de pays situés sur des continents terrestres (comme les stations de recherches de l'Antarctique). Il ne peut y avoir de refus légitime de la micro population vivant sur place, personne ne peut revendiquer la propriété de ces espaces internationaux.

L'ONU ne pourra accepter que les pays fassent n'importe quoi dans ses espaces, l'exploitation de ses richesses inexploitées fera l'objet de concessions sous contrôle

L'affectation à l'ONU de la propriété de tout ce qui n'appartient à personne peut aussi faire peur aux pays et à leurs multinationales qui voudraient exploiter les richesses localisées dans ces espaces internationaux. L'ONU ayant plus de pouvoir qu'avant, les nouvelles concessions accordées aux exploitants peuvent ne pas être aussi souples qu'actuellement ( traités signés entre pays concernés et l'ONU).

En tant que propriétaire, l'ONU aura la responsabilité de la préservation de la vie occupant les eaux internationales, les quotas de pêche seront sous son contrôle, cela ne plaira pas à tout le monde...

Donner la propriété à l'ONU doit avoir une plus value pour les espaces concernés, elle aura les moyens financiers pour assurer un contrôle plus strict qu'aujourd'hui. Cela peut ne pas plaire à tout le monde (compagnies pétrolières, pêcheurs en haute mer...).

Quid des richesses inestimables de l'espace appartenant désormais à l'ONU par le principe du tout ce qui n'appartient à personne ?

L'ONU peut être perçue par les pays et leurs multinationales comme un frein à l'accès "open bar" des richesses de l'espace !

Le plus gros enjeu reste la conquête de l'espace et de ses immenses richesses qui seront accessibles dans un futur pas si éloigné que ça. La propriété donnée à l'ONU par défaut ne va pas arranger les affaires de pays et de leurs multinationales qui verraient l'ONU comme un frein à l'exploitation de ces richesses. Pourtant, il est clair que sans un contrôle d'une ONU forte c'est à dire capable de se déplacer dans l'espace pour faire respecter les concessions accordées, des conflits territoriaux vont apparaitre entre grandes puissances spatiales. Le risque d'extension sur Terre sera extrêmement important.

Sans l'ONU, cette course à la richesse serait hors de contrôle et source de conflits qui vont dégénérer sur Terre entre puissances spatiales

Une Terre sous l'emprise de quelques puissances spatiales devenues trop importantes casserait l'équilibre actuel que l'humanité a déjà du mal à améliorer. Cette situation deviendrait un fléau pour l'humanité qui aurait à faire face à ces empires surpuissants qui en plus entreraient en conflit perpétuel. L'espace est tellement vaste et ses richesses infinies qu'il est impossible d'arriver à explorer tout comme sur Terre. Cette course à la richesse deviendrait hors de contrôle, seuls les guerres entre empires la ralentiraient mais à quel prix pour l'humanité. 

Convaincre les multinationales et les pays du bien fondé de l'affectation à l'ONU des espaces n'appartenant à personne prendra du temps, cela n'est pas impossible mais reste quand même utopique pour le moment, les pays voudront défendre les intérêts de leurs multinationales en les bridant le moins possible surtout que la conquête de l'espace a déjà commencé.

Des multinationales américaines comme Space X ont déjà commençé à se positionner en orbite terrestre, il sera très difficile de leur faire comprendre que l'espace appartient désormais à l'humanité donc à l'ONU. Leur capacité de pénétration plus importante et plus rapide vont surcharger l'espace proche de la Terre, on verra ainsi les premiers conflits territoriaux et spatiaux.

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