Blog Philippe Ortolan

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Lettre ouverte au Secrétaire général des Nations Unies (ONU) concernant le financement de la lutte contre le réchauffement climatique

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,

La lutte contre le réchauffement climatique est en train de déraper par rapport aux objectifs de la COP21, l’humanité aura beaucoup de mal à ne pas dépasser les 1,5° d’ici la fin du siècle. La principale raison est que les pays manquent de moyens financiers, ils sont déjà handicapés par la lutte contre la pandémie COVID19.

Malheureusement, leur dette publique et leurs populations ne peuvent supporter davantage d’efforts financiers sous peine de favoriser une large contestation.

Il existe d’autre moyens que l’ONU pourrait utiliser sans pénaliser financièrement ses pays membres et leurs populations.

Dans ma vision de la survie de l’humanité et de la conquête spatiale, L’ONU prend une place prépondérante, il lui faut donc de nouvelles sources de financement indépendantes de ses pays membres.

La première source provient de la création d’une banque centrale propre à l’ONU qui pourrait l’utiliser pour emprunter massivement et distribuer des subventions à ses pays membres grâce à une nouvelle monnaie d’échange internationale.

On peut considérer que la Terre, berceau de la vie, a une valeur inestimable surtout vue de l’espace. L’espèce humaine a largement pris l’ascendant sur les autres espèces vivantes dont elle a désormais la responsabilité morale de leur préservation. La Terre appartient logiquement à l’humanité donc à l’ONU, seule organisation internationale capable de la représenter.

L’ONU devient crédible dans ce rôle de plus gros emprunteur au monde pour assurer la survie de la vie sur Terre, elle peut emprunter massivement même sur plusieurs millénaires pour préserver l’avenir du vivant.

L’autre source provient de la création d’une bourse internationale du patrimoine naturel. L’idée est de pouvoir coter en bourse les eaux internationales dans un premier temps. Les bénéfices seraient taxés par l’ONU pour lutter contre la pollution de l’eau et couvrir ses frais de fonctionnement. Ce principe pourrait être étendu aux montagnes et grands lacs avec la participation des pays concernés qui y gagneraient également.

J’ai testé ce principe de financement indépendant grâce à une pétition (https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/financer-lutte-contre-rechauffement-climatique-penaliser/159545?source=link), les plus de 7000 signatures recueillies montrent que les Français ne sont pas insensibles aux conditions de financement de la lutte contre le réchauffement climatique.

Monsieur le Secrétaire général, j’ai la conviction que la lutte contre le fléau du réchauffement climatique est une grande opportunité pour l’ONU d’élargir son champ d’action grâce à de nouvelles sources de financement bien qu’elles paraissent utopiques aujourd’hui mais pas forcément demain !

Veuillez agréer Monsieur le Secrétaire général, l’assurance de ma haute considération.

Philippe Ortolan