Blog Philippe Ortolan

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Comment financer la lutte contre le réchauffement climatique sans pénaliser le pouvoir d'achat et la dette publique ?

Mon raisonnement vient d'une de mes utopies " ma vision de la survie de l'humanité" où le financement de la lutte contre les fléaux menaçant l'humanité (et la vie sur Terre) nécessite une solution innovante.

Si mon raisonnement est utopique, le réchauffement climatique ne l'est pas !

Inondations, dômes de chaleur, ouragans, sécheresses... Ces signes sont bien annonciateurs du fléau qui menace l'humanité et même la vie sur Terre.

Trop pénaliser le pouvoir d'achat de la population mondiale peut s'avérer contre-productif 

Financer la lutte contre le réchauffement climatique, c'est souvent le faire au détriment du pouvoir d'achat de la population des pays riches, cette méthode classique fonctionne actuellement mais ne fournit pas assez d'efforts selon les alertes répétées des experts du climat qui se réchauffe encore trop ! D'autant plus que les entreprises ne peuvent tout prendre à leur charge, il en va de leur santé financière.

Pénaliser l'endettement public n'est pas aussi une solution viable sur le long terme !

Il est actuellement trop important, il a déjà contribué à lutter contre la pandémie COVID19 et à relancer les économies, on ne peut pas tirer encore plus sur la corde sous peine de risquer la faillite des pays les plus vulnérables.

 

Quel autre moyen de financement n'impactant pas les populations et les Etats ?

C'est certain, il n'est pas conventionnel et n'a jamais été utilisé dans le passé. Se poser quelques questions est souhaitable pour mieux cerner la nouvelle approche que l'on peut avoir quand la survie (même en partie) de l'humanité est en jeu.

Combien vaut la Terre ? Une valeur inestimable !

Il suffit de voir de regarder la planète depuis l'espace, elle est belle et a beaucoup plus de valeur que vue depuis son sol ! C'est un diamant brut car elle héberge la vie qui est relativement rare dans l'espace. Ce qui est rare est cher, elle a donc une valeur inestimable. Des aliens pourraient même en être jaloux et vouloir nous la piquer !

A qui appartient la Terre ? A l'humanité !

A l'espèce humaine capable de modifier l'aspect et même le climat de sa planète natale ! Elle devance largement les autres espèces vivantes sur le plan de l'intelligence et des outils, aucune autre espèce ne peut la concurrencer. Cela lui donne la grande responsabilité de protéger la biodiversité et son habitat dont elle dépend.

Quelle organisation représente le mieux l'humanité ? L'ONU !

La seule organisation internationale crédible est l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui regroupe déjà presque 200 pays. Elle fonctionne depuis 1945 et participe activement au maintien de la paix.

Qui logiquement peut emprunter le plus massivement pour la survie de la vie sur Terre ? L'ONU !

Dans des situations exceptionnellement graves comme le réchauffement climatique qui menace la vie sur notre planète, il faut pouvoir lancer de multiples travaux pharaoniques pour lutter contre ce fléau (dont ses conséquences catastrophiques). Seule l'ONU, représentante de l'humanité peut le faire à très grande échelle et en accord avec les pays.

A qui l'ONU va emprunter massivement ? A sa future banque centrale !

Les Etats membres n'ont pas une assise financière assez solide pour financer ces emprunts, ni les marchés financiers qui manquent trop de stabilité ! Seule la création d'une banque centrale affectée à l'ONU peut financer ces emprunts à la manière d'un Etat qui finance son déficit grâce à la banque centrale dont il dépend.

La création de la banque centrale de l'ONU !

Actuellement, le FMI et la banque mondiale n'ont pas vocation à gérer des emprunts supermassifs de l'ONU, la création d'une banque centrale onusienne s'impose.

La possibilité de faire tourner la planche à billets dans un cadre bien défini et ainsi de prêter à l'ONU

Elle restera dans le cadre qui lui sera fixé par une résolution de l'ONU, seule l'ONU pourra y recourir pour éviter les éventuels abus de pays, 

Une nouvelle monnaie internationale onusienne pour absorber les activités de l'ONU devenant plus autonome dans son financement

Il est plus sécurisant pour les pays membres que l'ONU ait sa propre monnaie internationale à partir du moment où elle dépend moins des pays pour son financement. Cette monnaie peut servir de monnaie d'échange mais le plus important reste la non-exposition aux risques des monnaies nationales lors des opérations de l'ONU. 

Si les banques centrales ont des réserves d'or et de change en tant que garantie, la banque centrale de l'ONU aura la planète Terre pour commencer !

Cela va assoir largement sa crédibilité financière quand il faudra financer les multiples travaux pharaoniques relatifs à la lutte contre le réchauffement et ses conséquences.

 

Quid des emprunts supermassifs de l'ONU pour arroser la planète en subventions ?

Des subventions à destination de tous les pays désirant limiter davantage leurs rejets de gaz à effet de serre

Sous forme de subventions allouées par l'ONU, elles pourront aider les pays à avancer plus vite sous réserve que les ressources mobilisées (matières premiers, humaines, produits finis...) par ces subventions soient disponibles car la conjugaison des efforts de l'ONU et nationaux risquent largement de provoquer une pénurie de ces ressources.

Des subventions à tous les pays déjà touchés par les conséquences du réchauffement ou sur le point de l'être

L'aide à la consolidation, à la reconstruction des tous les infrastructures menacées par les tempêtes, inondations... L'idée est de viser leur reconstruction dans des endroits plus sûr si nécessaire, la fréquence des ces catastrophes pouvant s'intensifier avec le réchauffement. 

Le principe des subventions est retenu pour éviter de gonfler l'endettement public des Etats et de casser le pouvoir d'achat de la population.

Ces emprunts seront sur une durée de plusieurs millénaires s'il le faut, le réchauffement climatique n'étant pas un prompt évènement  

De toute façon, les ressources physiques manqueront d'abord par rapport aux ressources financières, l'étalement de la lutte sur plusieurs siècles semble inévitable. 

La répartition des subventions sera complexe, l'ONU la négociera avec tous les pays concernés

Certainement l'opération la plus difficile, elle dépendra de l'urgence climatique, de la disponibilité des ressources naturelles (et humaines). L'ONU contrôlera avec les pays concernés la bonne application des subventions.

Quels graves risques systémiques liés à ces emprunts supermassifs de l'ONU ?

Les sommes empruntées peuvent être faramineuses et provoquer des inondations financières dans le système monétaire international car elles iront dans l'économie réelle et non pas dans les marchés financiers, le résultat sera une inflation galopante et mortifère de par la perte de valeur des monnaies nationales.

Ce n'est pas le seul risque, les ressources naturelles utilisées dans le cadre d'opérations massives relatives aux subventions risquent largement d'être surexploitées et de conduire à leur raréfaction, ce qui aura pour résultat une explosion de l'inflation.

L'économie réelle mondiale risque d'exploser sous la demande de produits finis (ou autres), l'inflation résultante va foutre en l'air les économies nationales et même le système financier international, les populations ne pourront plus vivre convenablement à cause de pénuries diverses y compris  alimentaires.

Des garde-fous sont obligatoires pour canaliser ce nouveau flux financier et veiller à ce qu'il n'impacte pas négativement les pays et leurs populations. 

Une monnaie internationale affectée à l'ONU pour préserver les monnaies nationales de possibles inondations monétaires provoquées par les subventions

Un bon moyen pour les pays de se protéger directement contre la planche à billet onusienne en cas d'inondation. 

La gestion rigoureuse des ressources naturelles utilisées par les opérations liées aux subventions

Les opérations pharaoniques vont consommer énormément de ressources qu'elles soient humaines ou naturelles. Les populations ne doivent pas perdre en pouvoir d'achat à cause de la raréfaction de certaines ressources. On doit pouvoir continuer à construire des logements, des infrastructures sans être en rupture d'approvisionnement.

Plutôt retarder ces opérations que de devoir affronter le mécontentement des populations qui seraient contre-productif.

Un contrôle strict de l'inflation au niveau planétaire et dans les pays

La raréfaction des ressources naturelles entraine aussi leur inflation selon la demande. Eviter à tout prix que l'inflation ne s'installe veut dire un contrôle accru de leur utilisation par les pays et l'ONU. 

Un étalement dans le temps de la lutte pour éviter la surconsommation des ressources diverses

Là, il ne faut pas rêver, on ne pourra pas être aussi rapide que l'éclair face au réchauffement climatique ! 

En résumé, ce raisonnement utopique mérite que l'on s'y penche dessus !

On ne sait jamais ce qu'il peut arriver !